dépression : la pilule contraceptive responsable ?

Dépression : la pilule contraceptive responsable ?

Quand on souffre de dépression, on s’interroge forcément sur l’origine de notre état et on identifie souvent des raisons extérieures comme seules responsables. Si notre environnement (travail, relations sociales, lieu de vie…) influe en effet fortement sur notre moral, ne négligeons cependant pas un autre facteur : notre biologie. pilule contraceptive

Il y a de ça plusieurs années maintenant, désespérée par mon état sans amélioration, j’ai consulté un praticien dont on m’avait vanté l’approche novatrice dans son accompagnement pour sortir de la dépression. Je me rappellerai toujours d’une des premières questions qu’il a posée lors de notre entretien : prenez-vous une pilule contraceptive ?

Réponse affirmative, de suite, il me rétorque : « arrêtez-la et adoptez un moyen de contraception non hormonal. Rapidement ! »

Je vous avoue être restée interloquée et dubitative. Mais par la suite, j’ai vite compris qu’il pouvait, en effet, viser juste.

Un mauvais métabolisme peut conduire à la dépression

Votre humeur est étroitement liée à la « chimie » de votre cerveau. Elle dépend notamment du bon fonctionnement de vos neurotransmetteurs qui assurent le contrôle de l’équilibre de tout votre corps. Si leur fonctionnement n’est pas optimal, même dans un environnement de vie favorable, vous pouvez dans certains cas tomber en dépression.

En quoi la pilule contraceptive peut-elle être impliquée dans la dépression ?

En ingérant une pilule contraceptive, vous modifiez fortement le fonctionnement naturel de votre métabolisme. Vous n’êtes pas convaincus ? Regardons ensemble le mode d’action de la cette fameuse pilule.

La pilule contraceptive contient des hormones synthétiques similaires à celles sécrétées naturellement par  la femme : l’œstrogène et la progestérone.

Deux types de pilule sont commercialisées : pilule contraceptive

  • la pilule progestative qui ne contient qu’une hormone progestative
  • la pilule combinée ou encore appelée oestro-progestative qui contient un progestatif et un œstrogène

La première agit en rendant le mucus moins perméable aux spermatozoïdes et l’utérus inapte à recevoir la nidation d’un ovule fécondé. La seconde inhibe également l’ovulation.

Sans même parler de dépression, rendez-vous compte que ces interventions sont loin d’être anodines sur notre santé. Surtout quand on sait qu’une femme prendra la pilule de façon quasi quotidienne pendant des années. pilule contraceptive

A ce titre, de nombreux effets secondaires lui sont attribués: prise de poids, céphalées, augmentation du risque d’embolies pulmonaires ou d’infarctus chez les personnes à risque. On la soupçonne désormais même de jouer un rôle dans le développement de certains cancers… A cette liste alarmante s’ajoute un effet dont on parle moins :

  • la modification de l’humeur impliquant la dépression
  • le cas d’aggravation de dépression endogène

D’ailleurs, selon une étude réalisée en 2005, on constate deux fois plus de dépression chez les femmes qui sont sous pilule, patch ou anneau contraceptif.

Des interférences avec la vitamine B6 et le magnésium

Les hormones libérées par la pilule interfèrent avec les réactions chimiques incluant la vitamine B6 et peuvent entraîner des carences. Or, la vitamine B6 intervient dans la synthèse des neurotransmetteurs impliqués dans l’humeur : la sérotonine et la dopamine.

En ce qui concerne les minéraux, la prise d’une pilule contraceptive peut induire un déficit en magnésium. Le manque de magnésium peut provoquer des symptômes de la dépression tels que  l’anxiété, les hallucinations, l’agitation et les troubles du sommeil.

Quelles solutions envisager  ?

A partir de ce constat, il semble judicieux de vous poser quelques questions si vous voulez mettre toutes les chances de votre côté pour sortir de la dépression.

Faut-il :

  • bannir les contraceptifs hormonaux ?
  • contrôler vos taux de vitamines et de minéraux et combler les carences éventuelles par une alimentation plus riche ou des compléments alimentaires ?

Pour ma part, l’idée de prendre des hormones ne me plaisait déjà guère, c’est donc sans regret que je me suis tournée vers un moyen de contraception non hormonal : le stérilet au cuivre. Je ne peux pas affirmer avec certitude que cela m’a permis d’aller mieux mais je suis convaincue que c’est un changement qui a eu son importance. 

Ceci dit, il appartient à chacun de mener sa propre réflexion !

Et pour vous aider à aller plus loin, je vous donne quelques unes de mes sources :

Kulkarni Jayashri, Depression as a side effect of the contraceptive pill
Villegas-Salas E and Ponce de Leon R, Effect of vitamin B6 on the side effects of a low-dose combined oral contraceptive. 
https://www.santenatureinnovation.com/les-medicaments-qui-pompent-les-reserves-de-vitamines-et-nutriments/
http://www.e-sante.fr/depression-si-c-etait-pilule/actualite/1240
http://sante.lefigaro.fr/actualite/2012/04/29/18098-cancers-seinle-risque-certains-contraceptifs
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Une réflexion au sujet de « Dépression : la pilule contraceptive responsable ? »

  1. Karine

    Je pense que chacun réagit différemment a la contraception : que ce soit la pilule, le sterilet, ou encore le patch. Le corps humain est propre à chacun.

    Et c’est un petit peu comme tout : certains ont des intolérances que d’autres n’ont pas.

    Mais une chose est sure : certaines pilules sont plus nocives que d’autres.

    Répondre

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