les différences entre déprime et dépression

Les différences entre la déprime et la dépression

La dépression est un fléau qui devient réellement préoccupant dans les pays développés, figurez-vous que 5 millions de personnes sont touchées en France actuellement.

Malgré tout, on mélange encore assez facilement les termes de dépression et de déprime alors que ces deux mots traduisent des états réellement très différents.

Attention, il n’y a rien à voir entre :

=>  le coup de blues = vague à l’âme = la baisse de moral = la déprime saisonnière

ET

=>  la dépression

Alors quelles sont les différences entre la déprime et la dépression ?

Chaque jour, votre vie est faite de toutes sortes d’événements qui vous amènent à ressentir des sentiments multiples.

Par exemple, après la réussite d’un projet qui vous tient à cœur, l’annonce d’une promotion ou encore l’arrivée d’un enfant dans votre vie, vous serez submergés d’émotions positives. Elles vous maintiendront dans un état de bien être et de bonheur pendant un certain temps.

A l’inverse, quand vous traversez des moments plus difficiles tels q’un licenciement, la perte d’un proche, ou l’échec d’un concours, vous pouvez avoir peur, être inquiets, stressés ou déprimés. Même si ces moment sont difficiles, les déprimes sont passagères et touchent tout le monde à un moment ou un autre. Il n’y a donc rien de grave et c’est même tout à fait normal. Vous êtes des êtres humains et non des machines !

Au contraire, la dépression est un état général installé et profond.

Habituellement, je me refuse à traiter le sujet de façon théorique puisqu’il est réducteur de définir un dépressif par rapport à une liste de symptômes. Ce n’est pas comme pour une maladie telle que le cancer où le diagnostic est sans ambiguïté en faisant référence à des critères précis. Pour la dépression, il y a un panel infini d’états possibles qui répondent à la personnalité de chacun.

Pour bien saisir la différence avec un déprimé, je vais tout de même me « forcer » à l’exercice de la liste des symptômes.  D’après les professionnels de la santé, ils sont habituellement répertoriés en trois groupes :

1 : Les symptômes thymiques : ils sont liés à votre comportement extérieur.

=>  ils se  manifestent par votre humeur : émotions disproportionnées : hyperémotivité, instabilité émotionnelle, émotions incontrôlables entraînant des crises de colère, de larmes, d’angoisse…

=> ils impliquent aussi l’individu et son propre ressenti : perte de confiance en soi, baisse de l’estime personnelle, douleur morale intense et permanente, sentiment de désespoir, de culpabilité, envies suicidaires ou autodestructrices.

2 : Les symptômes cognitifs : ce sont l’ensemble des processus liés à l’esprit.

Parmi lesquels le ralentissement de la pensée, les troubles de l’attention, de la mémoire, de la concentration, les ruminations, le refuge dans des addictions

3 : les symptômes somatiques : ils concernent la relation au corps dans sa dimension physique.

Un épuisement intense et récurrent souvent lié à un excès de sommeil (hypersomnie) ou à l’inverse à un manque de sommeil (insomnie), des migraines, des troubles digestifs, des pertes ou des prises de poids, une baisse de l’énergie et de l’élan vital.

Pour aller plus loin, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Association américaine de psychiatrie (DSM-5), la dépression répond à des critères très précis. En application, si vous vous rendez chez un professionnel de santé, à la présentation de 5 des 9 critères suivants, on vous diagnostiquera comme dépressif :

  • humeur dépressive
  • diminution ou perte d’intérêt et/ou de plaisir pour les activités qui vous plaisent habituellement
  • sentiments de dévalorisation ou de culpabilité excessive ou inappropriée
  • pensées de mort ou de suicide
  • troubles du sommeil (insomnie ou hypersomnie)
  • troubles de l’appétit (augmenté ou diminué avec perte ou gain de poids)
  • difficultés de concentration
  • fatigue et/ou infatigabilité
  • agitation ou ralentissement psychomoteur

Encore une fois, en faisant le test sans plus d’approfondissement, beaucoup de personnes pourtant non dépressives peuvent cumuler 5 de ces symptômes. Par curiosité, j’ai essayé hier avec un proche qui n’est absolument pas dépressif et il réunissait cependant 4 des conditions…

A mon avis, Il faut donc rester vigilent et ne pas s’alarmer sans raisons. Si vous réunissez ces critères, il est certain que vous êtes loin d’être en forme olympique et présentez des tendances dépressives alors ce qu’il faut absolument surveiller c’est de ne pas vous installer dans cet état et intégrer un cercle vicieux duquel vous aurez beaucoup plus de mal à vous extirper.  Prenez-vous en main dès maintenant et réagissez vite en utilisant toutes les techniques que je vous donne dans mes autres articles !

Pour ceux d’entre vous qui sont réellement dépressifs, soyons réaliste, la tâche est plus complexe à cause de cette boucle pernicieuse dans laquelle vous pouvez vous être emprisonnés. Mais soyez convaincus qu’il est possible de s’en sortir. La preuve, pour vous donner mon exemple, à peine majeure, je me sentais déjà réellement au fond du gouffre. Entre hospitalisations en clinique psychiatrique, un suivi régulier par plusieurs professionnels de santé et un traitement médicamenteux, j’étais plutôt en état de survie qu’actrice de ma vie. C’était loin d’être gagné d’avance ! Et aujourd’hui ? Je souris, j’aime la vie, j’ai la force pour entreprendre sans cesse de nouveaux projets !

Alors comprenez bien que si j’ai tenu à rédiger cet article, ce n’est pas pour être alarmiste mais pour que vous puissiez prendre conscience de votre situation et identifier les sujets sur lesquels nous allons travailler ensemble pour enfin sortir de la dépression et atteindre le bonheur que vous méritez.

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